La rumeur courait depuis plusieurs semaines, mais la nouvelle a été officialisée il y a quelques jours : l'escadrille de la Sécurité Civile, basée depuis 40 ans à Marignane, va être déménagée à Salon-de-Provence ! D'ici trois ans, la BA 701, déjà forte de l'Ecole des Officiers de l'Armée de l'Air et de la Patrouille de France, hébergera toute l'élite de l'aviation française civile et militaire.
Quand la rumeur a commencé à prendre forme, on avait parlé de l'aérodrome de Nîmes-Garons pour accueillir les Canadair, Trackers et autres Dash 8, en compensation du départ d'une escadrille aéronavale dans le cadre de la réforme de la carte militaire, mais grâce aux efforts déployés par les élus, et en particulier par Michel Tonon, les appareils de lutte contre les incendies de forêt resteront au plus près des massifs forestiers sensibles des Bouches-du-Rhône et du Var.
Mais au-delà du prestige pour la ville de Salon-de-Provence, dont le ciel va s'enrichir de nouvelles couleurs, on peut se poser la question de l'intérêt du départ de la Sécurité Civile de la base aéronavale de Marignane; les principaux arguments avancés étaient d'une part la cohabitation de plus en plus difficile entre les décollages d'urgence de l'escadrille et la ponctualité du trafic commercial de l'aéroport, et d'autre part la volonté d'extension de l'usine aéronautique EADS-EUROCOPTER sur les terrains occupés jusqu'ici par la Sécurité Civile.
Mais ce départ annoncé à mis à mal un véritable symbole de Marignane; quelqu'un qui aurait voulu attenter au prestige de la ville n'aurait sans doute pas agi autrement... Il serait judicieux de chercher du coté de Marseille les véritables raisons de cette décision...
Petit flashback au 17 avril dernier; souvenez-vous, c'est ce jour là que Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier ont essuyé une véritable humiliation en voyant l'élection du socialiste Eugène Caselli à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropôle, grâce au voix des élus de... Marignane ! Ce déménagement aussi soudain serait-il en fait une forme de représailles de la part de la droite marseillaise envers ceux qu'elle considère comme des traîtres ??
Simple coïncidence, pensez-vous ?
En tout cas, les Salonais peuvent se sentir rassurés de voir la réforme de la carte militaire renforcer la BA 701, à l'inverse de la Lorraine ou de la vallée de l'Ubaye, qui voient dans le départ ou la dissolution de certaines unités une véritable calamité pour leurs économies locales...
Pourquoi pas moi ? Non à l'assistanat !
C'est le nom donné à cette initiative dont la concrétisation a pris forme le 18 avril dernier dans les locaux du Mille-Club de La Monaque, mais ces deux réflexions illustrent aussi la volonté des jeunes de vouloir s'intégrer dans le tissu socio-économique local.
L'idée ?
Un jeune actif originaire du quartier vient parler de son parcours post-scolaire, et de sa carrière professionnelle; l'objectf est de montrer aux jeunes en mal d'insertion qu'ils peuvent s'en sortir, "exemples" à l'appui.
Car contrairement à une fausse idée couramment répandue, l'insertion est un but qui figure aussi aux ambitions des jeunes des quartiers; le tout est de leur montrer "la marche à suivre"; tous les gens qui ont grandi à La Monaque et qui ont par la suite réussi dans la vie sont invités à venir parler de leurs expériences, pour prouver que l'intégration sociale est possible pour tous.
Vivre des "minima sociaux" est très dur à vivre pour cette population qui doit constamment se priver pour survivre, et il est indispensable de montrer aux adolescents en difficulté scolaire que leur avenir ne rime pas forcément avec RMI, ANPE, ou ASSEDIC.
Ces jeunes ne veulent plus être vus comme un problème, mais comme une solution, tant pour le chômage que pour les retraites; ils ne veulent plus être perçus comme des criminels en puissance, brûleurs de voitures, ou comme des spécialistes du parasitisme de notre modèles social; ils ne veulent plus être les victimes de tous les problèmes que l'opinion publique lui impute; Ils sont l'avenir de notre société, qu'on le veuille ou non, et notre devoir est de leur montrer la voie pour qu'ils démarrent dans la vie active... ET COMPTEZ SUR NOUS POUR NE PAS LACHER L'AFFAIRE !!! CAR ON EST PAS DES VICTIMES MAIS DES BATTANTS !!!
On vous donne rendez vous à la prochaine réunion similaire qui se deroulera cette fois aux Bressons... Date à suivre sur le blog !!!
L'affluence inattendue sur le blog (une centaine de visiteurs par jour) après les élections m'a convaincu de reprendre le clavier (je ne peux pas dire la plume!) pour vous livrer mes impressions suite aux évènements qui ont suivi les scrutins du 16 mars.
52,9% pour la mairie, 52,4% pour le Conseil Général, les résultats à Salon sont sans appel !
Cette double victoire pour Michel Tonon et la liste "Salon en toute confiance" est le reflet de la volonté des Salonaises et des Salonais pour la poursuite de la politique qui a débuté en 2001, et qui a réorienté Salon-de-Provence sur la voie de la prospérité et de la solidarité.
mais l'essentiel de l'actualité dans le Département s'est concentré à Marseille, ou JC Gaudin a conservé son siège malgré la perte du 1er secteur (1er et 7e arrondissements) et l'affirmation d'une véritable force d'opposition concentrée autour de JN Guérini, fragilisant la majorité de droite.
Cette fragilité a explosé au grand jour le 17 avril dernier, lorsque la gauche a, contre toute attente ravi la présidence de la Communauté Urbaine pourtant promise à Renaud Muselier.
Les marseillais se sont-ils enfin rendu compte qu'ils n'étaient pas tout seuls dans leur propre intercommunalité ? Le vote des élus de Marignane et de Plan-de-Cuques pour le socialiste Eugène Caselli est l'illustration d'une frustration de voir les ressources des petites communes littéralement "dévorées" par Marseille sans le moindre retour.
Cette nouvelle donne signe la réouverture du dialogue entre Marseille et le reste de la région, dont Agglopôle Provence qui voit s'éloigner la menace d'extension de la CUMPM jusqu'à Berre l'Etang; Pour Salon, la vie a repris son cours, 14 conseillers municipaux représenteront la ville au sein d'Agglopôle Provence (39 conseillers communautaires en tout) pour la présidence duquel Michel Tonon a été réélu sans surprise.
Lors de la désignation des délégués communautaires, l'opposition menée par Nicolas Isnard n'a pas manqué d'un certain culot en réclamant un siège pour l'opposition, sous le prétexte d'une "juste représentation démocratique".
Celui qui se serait fait le complice de Jean Claude Gaudin dans les projets d'extension de la CUMPM, et ce jusqu'à "dépecer" les intercommunalités voisines (Agglopôle, Martigues-CAOEB, SAN Ouest Provence, Aix-CAPA) peut-il sérieusement prétendre à participer à la politique d'Agglopôle Provence ? Non, bien sur. Quelle image la délégation salonaise aurait-elle eu vis-à-vis des représentants des 16 autres communes ? La division ? la cacophonie, comme au gouvernement ? Il s'agit de la vie quotidienne de plus de 120 000 hommes femmes et enfants dont on parle, pas de calculs politiques personnels afin de s'attirer les bonnes grâces d'un haut dirigeant du parti au pouvoir dans ce pays... Pour cela chaque commune doit parler d'une voix haute et claire... et surtout unie !!
Voilà un commentaire qui me plait sans langue de BOIS :
"Arrêtez votre propagande pour Isnard, monsieur Berto, c'est un secret de polichinelle de dire (et c'est un euphémisme) que Léandri et ses co-listiers font un rejet massif de Isnard et appellent officieusement à voter Tonon. d'ailleurs plus du personnage que de sa politique. les querelles de clocher ne datent pas d'hier. Pour info, je n'essaie de convaincre personne car je vote pas à Salon
P.S. Ce commentaire va-t-il plaire au Régional ou vais-je être censuré une fois de plus pour des commentaires que j'estime modéré pourtant. La modération dépend du coté où l'on se place évidemment et des intérêts que l'on a à modérer... Comprenne qui voudra (ou pourra...)C'est une évidence me direz-vous que personne n'est neutre même pas le régional...en tout cas fais son maximum pour l'être je pense...dans la limite du possible..."
Le maire sortant arrive en tête avec 41,53%, Nicolas Isnard (UMP) récolte 33,24%, Philippe Léandri 10,78%
Avec 41,53% des voix, Michel Tonon confirme son ancrage et réalise le meilleur score d'un candidat socialiste depuis des années à Salon. Il arrive en tête dans 18bureaux sur les 21que compte la commune. Sa stratégie d'ouverture a été payante.
Une partie de l'électorat de gauche s'est certes retrouvée dans la candidature du communiste Olivier Lopez (4,23%) mais le candidat Tonon devrait en récupérer une grande partie dès dimanche prochain. Mais si le maire sortant s'estime satisfait du score obtenu, sa réélection n'est pas encore assurée donc j'invite tous le monde à se mobiliser dimanche prochain.

Municipales Salon - Entre les deux tours, la pression monte dans les deux camps. Pour chacun, il faut mobiliser, surtout les abstentionnistes. Les deux candidats sont sur le terrain. Hier, Michel Tonon et Nicolas Isnard ont pris, tous les deux, leur bain de foule hebdomadaire, sur le marché de la place Morgan. Ambiance.
- "Vous êtes si gentil, M. Tonon"
"Alors, on reste assis!", le candidat Tonon apostrophe en souriant son équipe de campagne en train de reprendre des forces autour d'un café, sur la place Morgan. Quelques minutes plus tard, ils sont une quinzaine à l'accompagner sur les allées du marché. Même si ce n'est pas entre les salades et les carottes que l'on peut développer les détails du programme, l'exercice est incontournable et offre une belle visibilité au candidat.
Pas de remarques désobligeantes (à Salon, la campagne est sereine) mais des encouragements. "Je suis heureuse de vous voir, vous êtes si gentil", s'exclame une grand-mère avant de souffler: "Je voulais vous demander, c'est où que l'on demande les colis de Noël". Le maire répond, serre les mains, claque les bises, écoute, fait prendre des notes... "Dimanche, vous allez gagner. Chez nous, c'est 100% de la famille qui vote pour vous!"
Michel Tonon remercie: "C'est la dernière ligne droite, il faut aller voter.""Ça bouchonne, c'est parce qu'il y a le maire", observe une mère dont les trois enfants veulent absolument "le voir de près". Les colistiers distribuent les professions de foi, prennent le temps de discuter, de remettre certaines pendules à l'heure: "Comment ça, ça ne sert à rien un bowling! Mais non, il ne sera pas installé au milieu de la place". A n'écouter que les clients du marché, le maire sortant serait réélu à 80%.



