INSECURITE : BACK TO "FAHRENHEIT 9/11"
(retour vers le 21 avril 2002)
Ceux et celles qui auront vu le film de M.Moore feront certainement le rapprochement entre la manipulation médiatique qui a sévi outre-Atlantique et celle qui se développe ici, et dont nous sommes les témoins impuissants...
Le bilan de l'année 2007 à Salon-de-Provence ne se bornerait, selon la rédaction du Régional, qu'à une suite quasi-ininterrompue de faits divers aussi atroces les uns que les autres; Aucune mention n'est faite sur les bonnes choses qui sont arrivées dans cette ville cette année : outre les grandes manifestations habituelles (reconstitution historique, ou plus récemment le Téléthon et Noëllissimo), deux établissements scolaires ont été inaugurés, ainsi que les cours du centre-ville remis à neuf, et pourtant, rien n'apparait dans un organe de presse dont l'orientation politique devient de plus en plus évidente...Tout ce qui semble intéresser le Régional, c'est la soi-disante montée de l'insécurité dans une ville qui serait pourtant l'une des plus sûres du département selon le Ministère de l'Intérieur.
Ceux et celles qui auront vécu les moments précedant le 1er tour des élections présidentielles de 2002 verront où je veux en venir: usant de la même démagogie anxiogène, certains compteraient sur la réinstallation d'une psychose disproportionnée dans la population pour faire de l'insécurité l'un des thèmes majeurs de la campagne électorale en cours; A les croire, certains quartiers de Salon seraient des zones de non-droit où il serait dangereux de se rendre... (même moi je commence à avoir peur de la voisine du dessous... elle a 80 ans !! mais bon elle est louche... non sérieux faut arrêter le délire !!)
L'installation de systèmes de vidéosurveillance au coeur même des quartiers aurait été projetée par cetains candidats... On veut nous la rejouer Big Brother (Loft Story en français) !! je ne serais pas contre s'ils nous mettent une piscine et les loanas qui vont avec !!!
Dois-je rappeler que nous ne sommes ni en Irak, ni en région parisienne, et à plus de 30 km de toute agglomération de plus de 100 000 habitants ??
Certes la criminalité existe, mais ni plus ni moins que partout ailleurs; Faut-il pour autant la stigmatiser comme s'il n'y avait que ça qui comptait ??
On a déjà été piégés une fois il y a cinq ans, les erreurs du passé doivent nous servir de leçons pour l'avenir...
Escarmouches ou début des hostilités ???
Depuis le début de la semaine, plusieurs accrochages entre les équipes de colleurs d'affiches des différents candidats ont alimenté l'actualité de la campagne municipale de Salon-de-Provence.
Doit-on à nouveau rappeler une certaine rixe de triste mémoire qui avait débouché sur la mort d'un jeune militant frappé à mort par des colleurs d'affiches du Front National ???
Le débat politique ne doit jamais s'abaisser à de vulgaires bagarres entre militants; ce qui doit primer, c'est le débat des idées et des programmes... l'usage de la violence est une attitude à proscrire car elle n'a pas sa place dans notre république!!
Messieurs les colleurs d'affiches, quel que soit le candidat pour lequel vous oeuvrez, rappelez-vous que la démocratie est aussi le respect de l'opinion d'autrui, même si vous ne la partagez pas... S'il vous plaît, pas de provocation ni de violence, le débat démocratique n'en sortirait qu'affaibli...
Pendant ce temps-là....
Alors que Nicolas Isnard paradait lundi en compagnie du secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, l'équipe de campagne de Michel Tonon continue à peaufiner le programme dévoilé il y a bientôt un mois, au travers de plusieurs réunions thématiques assez diverses: emplois, handicapés, personnes agées, etc... pendant que les uns font la fête en compagnie des "élites" parisiennes ( dont le vocabulaire "chatié" se rapproche parfois de celui des jeunes des cités ), d'autres se concentrent sur l'essentiel; cela attire moins les caméras, mais d'aprés vous, laquelle des deux attitudes sera la plus bénéfique à l'intérêt général et au bien-être de chacun ???
Qui veut nous prendre pour des imbéciles ???
Mais à qui veut-on faire croire que des ménages avec des salaires modestes puissent accéder à la propriété quand ils n'arrivent déjà pas à joindre les deux bouts. Pour acquérir un appartement à Salon-de-provence, il faut emprunter au minimum entre 100 000 et 150 000 euros; même sans compter les intérêts de l'emprunt cela revient à des mensualités de prés de 500 euros par mois pendant 30 ans. Prenons donc l'exemple d'un foyer à la Monaque qui paye 250 euros de loyer pour un T3 avec un salaire de 1000 euros; pour devenir propriétaire d'un appartement équivalent, Le foyer devra emprunter environ 150 000 euros ( selon le type d'emploi occupé cette seule démarche reléve déjà du parcours du combattant : trouver une banque qui soit favorable à la demande, avoir un apport d'au moins 10 000 euros, et un endettement cumulé inférieur au tiers des revenus globaux...). Sans tenir compte des intérêts de l'emprunt et en fonction de la durée de remboursement choisie (20-30 ans), les mensualités peuvent varier entre 500 et 700 euros, auxquelles il faudra ajouter l'ensemble des charges d'entretien de la copropriété (fini le service Semisap !!). Pour un revenu d'environ 1000 euros par mois, un emprunt immobilier est donc une option inabordable tant du point de vue du banquier (endettement cumulé trop élevé) que du point de vue du ménage qui a déjà du mal à joindre les deux bouts en s'acquittant d'un loyer presque deux fois inférieur...
Les intentions de certaines personnalités, de vouloir éradiquer les logements sociaux sous prétexte de faciliter l'accession à la propriété des foyers modestes, abusant ainsi de la crédulité des gens, sont condamnables sur plusieurs points:
- cette volonté de chasser les pauvres hors de la ville ne fera que déplacer et concentrer la problématique du logement social sur les grandes agglomérations voisines, où on assistera à une véritable "ghettoisation" d'une partie de la population, à l'image de ce qui se passe en région parisienne, et avec les tensions sociales que nous avons tous constaté il y a deux ans ou tout récemment à Villiers-le-Bel. L'échec du programme Florida Parc à Marignane est un exemple criant d'une politique qui ne répond pas aux besoins de la population concernée (zone de non-droit, exploitation du logement par le propriétaire avec location dans des conditions incroyables : 10 personnes dans un T2). La mixité sociale est une composante essentielle d'une qualité de vie et d'une nécessaire harmonie au sein de l'ensemble de la population d'une ville; sa remise en cause est un danger pour l'ensemble de la société.
- Il faut rappeler aussi que les logements sociaux sont protégés par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain): chaque collectivité doit compter au minimum 20% de logements sociaux sur son territoire, sous peine de payer de lourdes pénalités; pourtant, beaucoup de communes en France ne respectent pas cette loi et préfèrent payer les pénalités plutôt que d'encourager la mixité sociale, ce qui est trés mal vu par une partie très réactionnaire de la population (beaucoup de gens n'aiment pas voir des pauvres prés de chez eux).
Accéder à la propriété dans une région comme la notre quand on n'a pas un revenu important est presque impossible... Alors Messieurs de l'opposition, arrêtez d'essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes à l'approche des élections municipales !
Plus de 1200 personnes…
Mr Tonon a lancé vendredi soir sa campagne pour les élections municipales dans un Espace Charles Trenet bondé (environ 1200 personnes). Mais ce qui me rend fier de ce meeting ce n’est pas pour autant que le public ait répondu présent en masse (et ce malgré le froid et le match France–Maroc) mais c’est surtout la diversité qui y régnait. En effet, le public était multi-générationnel, de diverses catégories socio professionnelles avec des personnes âgées, des jeunes de tous les quartiers de salon (p’tite dédicace aux jeunes de la Monaque, des Canourgues, des Bressons et des jardins du bonheur), des moins jeunes, des chefs d’entreprises, des personnes handicapées… Un vrai "meeting pot", une vraie diversité représentative de la population salonaise et c’est ça k’est bon. (Ça change des meetings sans couleur où tout le monde sort du même moule…). J’ai apprécié la place donné à tous dans cette ville et les remerciements spontanée d’une personne sourde à qui Michel Tonon a permis d’accéder à la compréhension du meeting grâce à la présence d’une traductrice en langue des signes.
Mr Tonon tient à marquer sa différence. Là où certains promettent la lune, Michel Tonon a tout simplement expliqué, clairement et précisément, les différents dossiers avec pour chacun une connaissance approfondie. Il a expliqué l’évolution de la ville de Salon et argumenté la totalité de ses choix pour notre ville. J’ai apprécié le fait qu’il anticipe, tel un habile chef d’entreprise, l’évolution de la population et de nos besoins dans le respect de notre environnement… Le monde change, l'anticipation est de rigueur alors que la seule réactivité n'est la qualité que des mauvais gestionnaires.
Mr Tonon est le candidat qui rassemble et qui fédère les salonais
Il a montré à la population qu’il est aujourd’hui celui qui rassemble. Il réunit autour de lui de nombreuses personnalités salonaises, de Mr Jullian Robert (fondateur des Déménagements Robert) pour qui j'ai travaillé durant mes vacances scolaires comme bon nombre de jeunes salonais, à Mme Floupin (adjointe au maire et conseillère régionale) en passant par Mme Carcassonne dont le témoignage a ému toute l'assemblée. Mr Tonon a réussi à réunir tant de salonais grâce au travail de proximité qu’il effectue au quotidien depuis maintenant plus de six ans.


